CLOUD cherche des liens entre rayons cosmiques, nuages et climat

Publié le par Ferlin

Alors que le gouvernement français vient de prendre des mesures contre le réchauffement climatique, ce qui, nous l'avons vu, est proche du dénie historique, nous allons maintenant voir que c'est aussi un dénie scientifique.

 

Le programme CLOUD a établi des liens entre le rayonnement cosmique et la formation des nuages, mais il semble que ses conclusions soient censurées. Toujours le politiquement correct " réchauffement anthropique" qui fait que la Terre est plate, est le centre de l'Univers, en 2011...

 

Voici une définition du programme, issue directement du site du CERN, l'organisation européenne pour la recherche nucléaire.

 

CLOUD (Cosmics Leaving OUtdoor Droplets) est une expérience inédite du CERN, menée par une équipe interdisciplinaire de chercheurs provenant de 18 instituts de 9 pays. Le but de l'expérience est de déterminer l'influence que pourraient avoir les rayons cosmiques galactiques sur les nuages et le climat du globe, en étudiant leurs interactions microphysiques. C'est la première fois qu'un accélérateur de physique des hautes énergies est utilisé pour étudier l'atmosphère et le climat.

 

Les rayons cosmiques sont des particules chargées provenant de l'espace et qui bombardent l'atmosphère terrestre. Des études suggèrent que les rayons cosmiques pourraient avoir une incidence sur la couverture nuageuse en formant de nouveaux aérosols (fines particules en suspension dans l'air qui ensemencent les nuages). Cette hypothèse est étayée par les mesures satellite, qui révèlent que l'intensité des rayons cosmiques et la couverture nuageuse basse pourraient être corrélées. Les nuages exercent une forte influence sur le bilan énergétique de la Terre, si bien que des fluctuations de quelques pour cent ont un impact important sur le climat. Comprendre la microphysique du phénomène dans des conditions de laboratoire devrait permettre d'élucider le rapport entre rayons cosmiques et nuages.

 

Dans une phase initiale, un détecteur prototype est placé dans un faisceau de particules. CLOUD utilise un faisceau de particules du Synchrotron à protons du CERN envoyé dans une chambre de réaction. Les particules issues de l'accélérateur jouent le rôle des rayons cosmiques. Leur effet sur la production d'aérosols sera enregistré et analysé.

L'idée à l'origine de cette expérience a émergé il y a deux siècles. William Herschel, astronome royal, remarquait alors une corrélation entre les taches solaires et le prix du blé en Angleterre. C'était la première observation suggérant une influence des variations du Soleil sur le climat terrestre. La variabilité climatique liée au Soleil est restée un grand mystère, malgré toutes les recherches sur ce sujet. Pendant la « petite ère glaciaire » qui a prévalu au tournant du XVIIe et du XVIIIe siècle, les taches solaires ont pratiquement disparu pendant 70 ans, l'intensité des rayons cosmiques a augmenté et le climat s'est refroidi. Ce phénomène semble n'être que le plus récent d'une douzaine d'épisodes similaires qui se sont produits au cours des derniers 10 000 ans. Aujourd'hui, la raison pour laquelle la brillance du Soleil connaîtrait des fluctuations à cette échelle de temps n'a pas été établie. La possibilité d'une influence directe des rayons cosmiques galactiques (qui sont modulés par les fluctuations du vent solaire) sur le climat retient donc l'attention des scientifiques.

 

La collaboration CLOUD est une équipe interdisciplinaire – physique de l'atmosphère, physique solaire, rayons cosmiques et physique des particules – qui va se pencher sur une question essentielle à la compréhension des nuages et du changement climatique. « Cette expérience rassemble les plus grands spécialistes des aérosols, des nuages et des échanges Soleil-Terre de toute l'Europe ; les pays à la pointe de ce domaine sont l'Allemagne, l'Autriche, le Danemark, la Finlande, le Royaume-Uni et la Suisse, explique Jasper Kirkby, du CERN, porte-parole de l'expérience, Le CERN constitue un environnement exceptionnel pour une telle expérience. Nous apportons non seulement nos accélérateurs, mais aussi des technologies spécialisées, nos techniques d'expérimentation et notre expérience de l'intégration de grands détecteurs complexes nécessaire pour mener à bien l'expérience. » Le système d'alimentation en gaz du prototype actuel a par exemple été conçu par des ingénieurs du CERN : il produit de l'air ultra-pur provenant de l'évaporation d'oxygène liquide et d'azote liquide. « C'est probablement l'air le plus propre qu'on puisse trouver sur la planète », souligne Jasper Kirkby.

 

Les premiers résultats du prototype de CLOUD sont attendus pour l'été 2007. Le dispositif complet comprend une chambre à nuage et une chambre de réaction perfectionnées, équipées de toute une série d'instruments extérieurs permettant de contrôler et d'analyser leur contenu ; la température et la pression en tout point de l'atmosphère peuvent être reconstituées à l'intérieur des chambres, et toutes les conditions de l'expérience peuvent être réglées et mesurées – y compris l'intensité des « rayons cosmiques » et le contenu des chambres. Les premières données faisceau que produira le dispositif au complet sont attendues pour 2010.

 

Source

 

Comme on peut le lire ci dessus, les premiers résultats étaient attendus pour 2007, mais les études ont réellement commencées en 2009... Comme nous en informe cet article.

 

Ce qui confirme que ce projet, de grande envergure, et contrant la doctrine actuelle, n'est vraiment une urgence. La Vérité, comme il se doit, n'est en aucun cas prioritaire.

 

Pour connaître les derniers devellopements de ces recherches, un suivi de l'incontournable PENSEEUNIQUE, site de référence, d'un retraité du CNRS, bien mieux placé que moi pour asséner des réalités scientifiques.

 

Ces recherches font suite au travail de Svensmark et cie (projet SKY), une équipe danoise, qui, la première a fait une corrélation entre le rayonnement cosmique et la formation des nuages. Tous les détails, ICI.

 

Mon rôle, c'est de vous faire comprendre la base, étant néophyte comme vous.

 

Ce qu'il faut comprendre, déjà, c'est que les nuages sont formés essentiellement d'eau, et que l'eau H2o, est le principal facteur de l'effet de serre.

C'est facile à comprendre, les rayons solaires arrivent sur la Terre et sont en partie réfléchis. S'il y a des nuages au dessus, cela empêche les rayons réfléchis de s'évader. C'est le principe de l'effet de serre, en gros.

 

Un petit rappel important : les nuages ayant le plus de forçage radiatif, c'est à dire retenant le plus la chaleur dans la basse atmosphère, sont les cirrus, ceux là mêmes que forment les trainées d'avions en se multipliant et en persistant dans le ciel, de plus en plus souvent.

 

Deuxième chose qu'il faut comprendre avant d'aborder le sujet, c'est que le rayonnement cosmique est constitué des particules venant des confins de l'Univers, en permanence, sur Terre. Mais ce flux est inversement proportionnel au flux solaire.

 

Capture-85.png 

Voici la courbe du rayonnement cosmique depuis le début des mesures par les soviétiques, à l'époque, en 1958. En rouge, j'ai rajouté les maximums solaires.

 

La courbe est inversement proportionnelle à celle du flux solaire. Là aussi, c'est très simple à comprendre. Le flux solaire étant plus puissant, car plus proche, lorsque celui-ci est fort, il empêche le rayonnement cosmique de nous atteindre, en le détournant.

 

Mais le plus magique, et ce sera la conclusion de ce billet, c'est la magie qui nous entoure. Les nuages forment une protection, donc, qui retient la chaleur de la Terre, emmagasinée. Nous avons donc des rayons cosmiques, surtout présents lorsque le Soleil est faible, qui aident à la formation de cette protection.

 

Sans cela, les minimums solaires entraîneraient des chutes encore plus vertigineuses de températures.

 

Vu l'état actuel du Soleil, nous pouvons louer le ciel...

Publié dans Soleil et climat

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Cecile 24/07/2011 19:42



Il semble effectivement qu'on aille vers plus de sécheresse, et c'est un symptôme de refroidissement.
La dernière vraie glaciation (Würm) avait un climat sec, d'où le développement de grandes savannes giboyeuses qui ont facilité l'émergence de la civilisation magdalénienne. Monsieur Cro-Magnon
avait assez de loisirs pour s'entraîner à orner les parois de ses grottes de dessins dont la beauté nous coupe toujours le souffle, dix-mille ans plus tard.
La fin de la glaciation, avec ses pluies continuelles, a remplacé la savanne par la forêt et sonné la fin de la belle vie. L'humain s'est empêtré dans la déchéance mésolithique jusqu'à
l'invention de l'agriculture, il y a environ 5000 ans. Alors on s'est mis à traire les vaches au lieu de les styliser en noir et ocre, faire pousser du blé et cuire la soupe, inventer le carré de
l'hypothénuse, construire des villes et mettre les margoulins en prison ...
Maintenant, on craint la sécheresse et le froid ! Pourtant une petite glaciation nous obligerait à secouer nos puces et nos vieilles habitudes. Ça me plairait bien.



Ferlin 24/07/2011 19:50



Je pense que cela me plairait bien, aussi. Parce que supporter l'actualité est pénible. Cette migration estivale en troupeaux, c'est d'un goût....


Merci pour ces précisions, Cecile. Je fais des recherches, sur Maunder. La Seine était gelée, sûrement la Loire aussi. Donc, le système électrique, porté par de gros pylones fragiles ne tiendrait
pas à un tel climat. Et ce qui serait réparé l'été, retomberait l'hiver suivant.


Les cultures étaient particulièrement touchées, avecd es rendements très faibles, entraînant des famines en Europe, ce qui a sûrement rendu possible la révolution française. Ce fut, même dans une
société non moderne, un choc humain. Alors je n'ose pas imaginer ce que cela va produire dans notre système d'assistanat total.



Williams 22/07/2011 15:22



Salut,


Pour que le Directeur Général du CERN affirme ceci au Welt Online pour pas qu'il y a un débat hautement politique sur le changement climatique, tout ceci laisserait montrer que le Danois
Henrik Svensmark qui n’a pas pu rentrer dans les scientifiques du GIEC comme ces découvertes vont en partie à l’encontre de ce que le GIEC nous dit sur le Soleil, semble avoir raison sur sa
théorie de l’influence du Soleil sur les nuages à cause des rayons cosmiques. Et ceci semble géner certaines instituts scientifiques car question de politique ça va à l’encontre de se qu’on nous
dit sur le Soleil etc.  
 
Ce qui montre une fois de plus que certain scientifiques et instituts scientifiques vont plus vers se que la politique veut entendre que vers la réalité des découvertes scientifiques.


Williams



Ferlin 22/07/2011 19:08



C'est exactement cela William. Il ne faudrait pas penser que nous sommes plus évolués qu'au Moyen-Age. Ce serait une prétention sans fondement. Nous ne sommes que du bétail parqué dans des enclos
politiques et financiers.



magneticpole 22/07/2011 13:20



au journal de la 2 de ce 13h , la preche médiatique tente de conjurer le sort, alors que la France se glace, il persiste et signe, comme quoi tout cela est du au réchauffement climatique,
laissons ces imbéciles s'enfoncer dans la connerie, les communicants du diable s'exercer dans ce qui savent faire de mieux, avoir la langue perfide d'orgueil. Bref les gens sont pas cons sur le
net en tapant "refroidissement", "été frais" etc.. ils tomberont bien sur les sites qui posent les bonnes questions dont le tien.


Bien a tous.



Ferlin 22/07/2011 13:30



D'ailleurs, le réchauffement à cessé depuis au moins 5 ans. Nous sommes dans la phase de temps extrêmes, du côté chaud comme du côté froid, caractéristique des minimums solaires. Mais lorsque
cette phase sera finie, dans quelques années, le refroidissement global commencera.



chrystaline 21/07/2011 05:40



et que penser des vagues de chaleur qui persistent au quebec, aux USA, sécheresse de la corne africaine, au japon...? tout ça pendant que nous, on a froid...à priori notre champ magnétique est
perturbé, donc nous recevons les particules d'une façon alléatoire..?



Ferlin 21/07/2011 09:28



Non, ce climat extrême est caractéristique des minimums solaires, au début. Il faut bien se dire que le temps ne bascule pas d'une année sur l'autre, cela glisse lentement vers un refroidissement
global. Il ne faut pas confondre le climat avec la météo.



Al198 21/07/2011 01:44






     Je l'ai peut etre deja cité mais je le fais de nouveau, ça date des années 60 tout un boulot sur l'obervation des faits et les these de quelques collegues et on a un
travail et une intuition formidable pour les temps present. Le reste ici pas mal de schéma et courbes mais son phrasé est sans ambiguité tout le long de l'article quant aux relations soleil
/climat : http://articles.adsabs.harvard.edu//full/1968LAstr..82..309L/0000310.000.html


Je suis en train de voir deux autres de ses articles des année 60 dont un ou traite de l'activité solaire en relation avec la rotation terrestre. Il ne lui manquait guere que les mesures
physiques dont nous sommes capables maintenant...



Ferlin 21/07/2011 02:03



Le comm est a moitié..; Je suis obligé de l'éditer pour le lire...