Exposition réduite à la lumière = risque augmenté de maladies

Publié le par Ferlin

 

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/68582.htm

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Une équipe de chercheurs de l'Université de Médecine de Vienne a montré qu'une exposition réduite à la lumière solaire, au cours des sombres mois d'hiver, peut induire des changements psychologiques et physiques en agissant sur les récepteurs de sérotonine [1].

La sérotonine, clé de la dépression hivernale

On constate parmi les populations vivant sous des climats tempérés ou polaires des changements physiques et mentaux au cours des mois d'hiver : fatigue généralisée, dépression, apathie, surconsommation de glucides, gain de poids. Ce phénomène est connu sous le nom de dépression hivernale. La sérotonine, un neurotransmetteur, joue un rôle crucial dans les humeurs. Il avait déjà été montré que les variations saisonnières de sérotonine sont dues à des changements concernant les transporteurs de la sérotonine, qui sont essentiels pour la capture du neurotransmetteur au niveau des connexions synaptiques entre deux neurones. Les variations saisonnières dans les neurones post-synaptiques, i.e. les cellules cibles de la transmission de la sérotonine, n'avaient pas été détectées -jusqu'à cette étude menée par les viennois.

Les récepteurs 1A de sérotonine fonctionnent comme des sites d'amarrage situés sur les neurones post-synaptiques. Le potentiel de liaison de ce récepteur est considérablement réduit lors de pathologies telles que les dépressions ou l'anxiété. Les scientifiques ont montré, à l'aide de tomographies par émission de positrons effectuées sur 36 volontaires sains, que l'efficacité de ce récepteur est également réduite en cas de manque de lumière - mais elle est significativement améliorée par de longues expositions au Soleil. Ces résultats sont corroborés par des études antérieures.

Les médecins constatent qu'après une semaine de luminothérapie, les symptômes sont déjà améliorés -alors qu'un traitement médicamenteux n'agit qu'au bout de trois semaines environ.

Publié dans Soleil et Humains

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Hélios 04/01/2012 19:52


Bonsoir Damien,


Ils sont gentils les scientifiques, mais ils fonctionnent toujours dans la théorie et non dans la vie pratique


Faire des séances de luminothérapie, OK, il faut avoir les moyens, le temps et l'officine qui en fait, mais acheter de la vitamine D me semble plus
raisonnable.


Et puis, on vit dans son pays avec les saisons.


Les gens qui habitent à l'équateur ou aux tropiques ne seraient donc jamais sujets à ces troubles ? Les transplantés de ces pays chauds qui vivent dans les pays du
nord sont encore plus à plaindre que nous (qu'ils y retournent, comme dirait une certaine personne...)


Bonne soirée. Bisous.


 


PS : un peu de couleur pour égayer nos tristes cieux gris hivernaux.

Ferlin 04/01/2012 20:03



Oui, mon amie. J'ai surtout mis ça pour appuyer sur l'importance de la lumière naturelle, pas pour engraisser les métiers de la santé. Même quand il y a des nuages, il fait jour. Il faut sortir
et profiter, même sous la pluie. L'important, c'est de ne pas s'enfermer...


 


Bisous.