L'Elite

Publié le par Ferlin

Pour Mélanchon et confrères... De droite comme de gauche...

 

 

Publié dans Musique

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jacoulecroquant 23/03/2012 11:41


Enfin le dernier envoi. A Tom. Les hommes politiques du XXéme ou du XXIème siècle seraient moins
malhonnêtes que ceux du XIXéme siècle ?  Ah ….Ah …Elle est bien bonne celle là !!!


 que tu


élèves ne représente ni ta misère,
ni tes aspirations, ni rien de toi; il ne représente que


ses propres passions et ses
propres intérêts, lesquels sont contraires aux tiens. Pour te


réconforter et ranimer des
espérances qui seraient vite déçues, ne va pas t’imaginer que le spectacle navrant auquel tu assistes
aujourd’hui est particulier à une époque ou à un régime, et que cela passera. Toutes les époques se valent, et aussi tous les régimes, c’està- dire qu’ils ne valent rien. Donc, rentre chez
toi, bonhomme, et fais la grève du suffrage universel. Tu n’as rien à y perdre, je t’en réponds ; et cela pourra t’amuser quelque temps. Sur le seuil de ta porte, fermée aux
quémandeurs d’aumônes politiques, tu regarderas défiler la bagarre, en fumant silencieusement ta pipe. Et s’il existe, en un endroit ignoré, un honnête homme capable de te
gouverner et de t’aimer, ne le regrette pas. Il serait trop jaloux de sa dignité pour se mêler à la lutte fangeuse des partis, trop fier pour tenir de toi un mandat que tu
n’accordes jamais qu’à l’audace cynique, à l’insulte et au mensonge. Je te l’ai dit, bonhomme, rentre chez toi et fais la grève. ”


Le Figaro, 28 novembre
1888

Ferlin 29/03/2012 15:16



Merci jacou.



Tom 22/03/2012 23:56


Tous ces textes anarchiques du 19e ne sont plus à jour, l'Histoire ne répète jamais. La société Humaine défendue par le Front de Gauche est à l'opposé de ce que
vous dénoncez. Mais vous ne le voyez pas, tellement ancrés dans vos convictions que vous croyez supérieures. Puisse vos Anges vous ouvrir les yeux ... Amen

Ferlin 23/03/2012 09:39



Pauvre petit scarabée...



jacoulecroquant 22/03/2012 23:45


Suite 3. Je m’excuse pour ce succédané d’envois du aux médiocres  capacités de mon ordinateur. J’espère que vous apprécierez tous et toutes la magnificence du style et la pertinence si prophétique des propos.


pareilles les unes aux autres,
qu’un fait unique


domine toutes les histoires : la
protection aux grands, l’écrasement aux petits. Il ne peut arriver à comprendre qu’il n’a qu’une raison
d’être historique, c’est de payer pour un tas de choses dont il ne jouira jamais, et de mourir pour des combinaisons politiques qui ne le regardent point. Que lui importe que ce
soit Pierre ou Jean qui lui demande son argent et qui lui prenne la vie, puisqu’il est obligé de se dépouiller de l’un, et de donner l’autre ? Eh bien ! non. Entre ses voleurs et
ses bourreaux, il a des préférences, et il vote pour les plus rapaces et les plus féroces. Il a voté hier, il votera demain, il votera toujours. Les moutons vont à l’abattoir. Ils
ne se disent rien, eux, et ils n’espèrent rien. Mais du moins ils ne votent pas pour le boucher qui les tuera, et pour le bourgeois qui les mangera. Plus bête que les bêtes, plus
moutonnier que les moutons, l’électeur nomme son boucher et choisit son bourgeois. Il a fait des Révolutions pour conquérir ce droit. Ô bon électeur, inexprimable imbécile, pauvre
hère, si, au lieu de te laisser prendre aux rengaines absurdes que te débitent chaque matin, pour un sou, les journaux grands ou petits, bleus ou noirs, blancs ou rouges, et
qui sont payés pour avoir ta peau; si, au lieu de croire aux chimériques flatteries dont on caresse ta vanité, dont on entoure ta lamentable souveraineté en guenilles, si, au
lieu de t’arrêter, éternel badaud, devant les lourdes duperies des programmes; si tu lisais parfois, au coin du feu, Schopenhauer et Max Nordau, deux philosophes qui en savent
long sur tes maitres et sur toi, peut-être apprendrais-tu des choses étonnantes et utiles. Peut-être aussi, après les avoir lus, seraistu moins empressé à revêtir ton air grave et ta
belle redingote, à courir ensuite vers les urnes homicides où, quelque nom que tu mettes, tu mets d’avance le nom de ton plus mortel ennemi. Ils te diraient, en
connaisseurs d’humanité, que la politique est un abominable mensonge, que tout y est à l’envers du bon sens, de la justice et du droit, et que tu n’as rien à y voir, toi dont le compte
est réglé au grand livre des destinées humaines. Rêve après cela, si tu veux, des paradis de lumières et de parfums, des fraternités impossibles, des bonheurs irréels.
C’est bon de rêver, et cela calme la souffrance. Mais ne mêle jamais l’homme à ton rêve, car là où est l’homme, là est la douleur, la haine et le meurtre. Surtout,
souviens-toi que l’homme qui sollicite tes suffrages est, de ce fait, un malhonnête homme, parce qu’en échange de la situation et de la fortune où tu le pousses, il te promet un
tas de choses merveilleuses qu’il ne te donnera pas et qu’il n’est pas d’ailleurs, en son pouvoir de te donner. L’homme que tu

Ferlin 23/03/2012 09:38



Ce n'est pas ton ordi, jacou, les commentaires sont limités en nombre de lignes.



jacoulecroquant 22/03/2012 22:23


Suite 2


imposer— ô folie admirable et déconcertante —


des programmes politiques et des
revendications sociales ; et non point de l’électeur “« qui la connaît » et qui s’en moque, de celui qui ne voit dans « les résultats de sa toute puissance » qu’une rigolade à la charcuterie monarchiste, ou une ribote
au vin


républicain. Sa souveraineté à celui-là,
c’est de se pocharder aux frais du suffrage


universel. Il est dans le vrai, car cela seul
lui importe, et il n’a cure du reste. Il sait ce


qu’il fait. Mais les autres ? Ah ! oui, les
autres ! Les sérieux, les austères, lespeuple


souverain, ceux-là qui sentent une ivresse
les gagner lorsqu’ils se regardent et se disent :« Je suis électeur! Rien ne se fait que par moi. Je suis la base de la société moderne. Par ma volonté, Floque fait des lois auxquelles sont astreints
trente-six millions d’hommes, et Baudry d’Asson aussi, et Pierre Alype également. » Comment y en a- t-il encore de cet acabit ? Comment, si entêtés, si orgueilleux, si paradoxaux
qu’ils soient, n’ont-ils pas été, depuis longtemps, découragés et honteux de leur oeuvre ? Comment peut-il arriver qu’il se rencontre quelque part, même dans le fond des landes
perdues de la Bretagne, même dans
les inaccessibles cavernes des Cévennes et des Pyrénées, un bonhomme assez stupide, assez déraisonnable, assez aveugle à ce qui se voit,
assez sourd à ce qui se dit, pour
voter bleu, blanc ou rouge, sans que rien l’y oblige, sans qu’on le paye ou sans qu’on le soûle ? À quel sentiment baroque, à quelle
mystérieuse suggestion peut bien obéir ce bipède pensant, doué d’une volonté, à ce qu’on prétend, et qui s’en va, fier de son droit, assuré qu’il accomplit un devoir, déposer dans une
boîte électorale quelconque un
quelconque bulletin, peu importe le nom qu’il ait écrit dessus… Qu’est-ce qu’il doit bien se dire, en dedans de soi, qui justifie ou seulement qui
explique cet acte extravagant ?
Qu’est-ce qu’il espère ? Car enfin, pour consentir à se donner des maîtres avides qui le grugent et qui l’assomment, il faut qu’il se dise et qu’il
espère quelque chose  d’extraordinaire que nous ne soupçonnons pas. Il faut que, par de puissantes déviations cérébrales, les idées de député correspondent en lui à des
idées de science, de justice, de dévouement, de travail et de probité ; il faut que dans les noms seuls de Barbe et de Baihaut, non moins que dans ceux de Rouvier et de Wilson, il
découvre une magie spéciale et
qu’il voie, au travers d’un mirage, fleurir et s’épanouir dans Vergoin et dans Hubbard, des promesses de bonheur futur et de soulagement
immédiat. Et c’est cela qui


est véritablement effrayant. Rien ne lui sert
de leçon, ni les comédies les plus burlesques, ni les plus sinistres tragédies. Voilà pourtant de longs siècles que le monde dure, que les sociétés se déroulent et se succèdent, pa

Ferlin 22/03/2012 22:29



La "démocratie" actuelle ne fonctionne que par la fabrication des crétins qui se donnent des "réprésentants"....


 


Bref, qui ne veulent pas assumer leur pouvoir, car ils n'ont pas le temps et surtout pas les facultés mentales pour s'assumer, tout court.


 


Préfère baser leur existence sur les principes télévisuels, publicitaires.


 


La "démocratie" actuelle n'est qu'un grand asile d'aliénés, de tarés profonds, dirigé par une oligarchie qui ne changera en rien la donne, bien au contraire.



jacoulecroquant 22/03/2012 17:57


Voici un superbe texte
qui viendra compléter  les écrits d'Elysée Reclus. Pour moi j’ai cessé de polémiquer sur cette question considérant qu’elle ne relevait plus du domaine des opinions mais d’une
évidence.


A partir d’un certain
âge aller voter révèle une sclérose mentale sans appel.


 


Octave Mirbeau
1848-1917


 “Une
chose m’étonne prodigieusement, j’oserai dire qu’elle me stupéfie, c’est qu’à


l’heure
scientifique où j’écris, après les innombrables expériences, après les scandales journaliers, il puisse exister encore dans notre chère France (comme ils
disent à la Commission du budget) un électeur, un seul électeur, cet animal irrationnel, inorganique, hallucinant, qui
consente à se déranger de ses affaires, de ses rêves ou de ses plaisirs, pour voter en faveur de quelqu’un ou de quelque chose. Quand
on réfléchit  un seul instant, ce surprenant phénomène n’est-il pas fait pour dérouter
les philosophies  les plus subtiles et confondre la raison ? Où est-il le Balzac qui nous
donnera la physiologie de l’électeur moderne ? Et le Charcot qui nous expliquera l’anatomie et les mentalités de cet incurable
dément ? Nous l’attendons. Je comprends qu’un escroc trouve toujours des actionnaires, la Censure des défenseurs,
l’Opéra-Comique des dilettanti, le Constitutionnel des abonnés, M. Carnot des peintres qui
célèbrent sa triomphale et rigide entrée dans une cité languedocienne; je comprends M. Chantavoine s’obstinant à chercher des
rimes; je comprends tout. Mais qu’un député, ou un sénateur, ou un président de République, ou n’importe lequel parmi tous les étranges
farceurs qui réclament une fonction élective, quelle qu’elle soit, trouve un électeur, c’est-à-dire l’être irrêvé, le martyr improbable,
qui vous nourrit de son pain, vous vêt de sa laine, vous engraisse de sa chair, vous enrichit de son argent, avec la seule
perspective de recevoir,


en échange de
ces prodigalités, des coups de trique sur la nuque, des coups de pied au derrière, quand ce n’est pas des coups de fusil dans la poitrine, en
vérité, cela dépasse les notions déjà pas mal pessimistes que je m’étais faites jusqu’ici de la
sottise humaine, en général, et de la sottise française en particulier, notre chère et
immortelle sottise, â chauvin ! Il est bien entendu que je parle ici de l’électeur averti,
convaincu, de l’électeur théoricien, de celui qui s’imagine, le pauvre diable, faire acte de citoyen
libre, étaler sa souveraineté, exprimer ses opini

Ferlin 22/03/2012 20:49



Ce n'est pas entier, dommage, excellente plume...