Sommes-nous en 2010 après la fondation de Rome ?

Publié le par Ferlin

 

Une théorie circule depuis quelques années. Ce n'est qu'une théorie qui a le mérite de nous faire réfléchir et voir les choses autrement. Ayant étudié l'architecture médiévale pour les besoins d'une passion, je dois reconnaître que cette théorie colle parfaitement avec elle. En effet, il faut attendre le 12 ème siècle ( au minimum ) pour percevoir les premiers signes d'évolutions architecturales depuis l'Empire romain.

 

eclipse de soleil

Sommes-nous en 2010 après la fondation de Rome ?
PAR SANDRINE VIOLLET, DOCTEUR EN HISTOIRE

lundi 10 mai 2010


 

« Où est donc passé le Moyen Âge ? » se demande le zoologiste François de Sarre. Selon sa théorie, le Moyen Âge devrait être raccourci d’au moins 800 ans car la peste dite de Justinien, de 530-590, et la Peste de Noire, celle de 1348, seraient en fait le même événement ! Cette idée surprenante fait tout d’abord sourire. Mais après avoir lu son livre, nous nous apercevons qu’il existe beaucoup d’incohérences dans la chronologie de l’ère chrétienne, et nous ne pouvons nous empêcher de nous poser cette question : et si François de Sarre avait raison ?

Mais comment serait-il possible d’avoir 800 ans en trop dans l’histoire récente... ? Et si ces 800 ans correspondaient en fait aux 753 ans séparant l’ère romaine de l’ère chrétienne... ? Et si tout simplement, il fallait superposer le calendrier chrétien au calendrier romain ? Nous ne serions donc pas en 2010 après Jésus Christ, mais en 2010 après la fondation de Rome ! Une idée trop simple ? Et pourtant, après quelques vérifications chronologiques, cette version de l’Histoire pourrait bien être vraie...

 

 Comment une telle erreur de chronologie serait-elle possible ? François de Sarre nous dit que tout cela ne serait pas arrivé si un cataclysme de grande ampleur n’avait pas touché le monde entier à une date récente. Or, le dernier cataclysme recensé dans les 2 000 dernières années est celui connu en anglais sous le nom d’ « Age of Darkness », l’Age des Ténèbres...

 

Une météorite met fin à l’Empire Romain

 Selon la version classique de l’Histoire, l’Empire Romain prend fin le 4 septembre 476, lorsque le dernier empereur romain d’Occident, Romulus Augustulus est déposé par Odoacre. Cependant, c’est 535 qui devrait être reclassé comme date de la fin de l’Empire Romain d’Occident. En effet, selon le scientifique David Keys, qui appuie sa théorie d’après un vieil ouvrage javanais, le Pararaton, le 18 février 535, le Krakatoa serait entré en éruption. Force de l’explosion : 2 000 millions de bombes Hiroshima !!! A notre avis, le volcan Krakatoa n’a pas pu engendrer un cataclysme pareil. Il s’agirait plutôt d’une météorite tombée dans la zone pacifique sud, peut-être près de l’Australie.

 Quelles ont été les conséquences d’un tel impact dans l’Empire Romain ? Il nous reste quelques témoignages d’auteurs antiques, et ils sont assez éloquents. Ainsi Agathias : « L’été suivant, il y eut un furieux tremblement de terre à Constantinople et en plusieurs autres endroits de l’Empire qui ruina un grand nombre de villes, tant dans les îles qu’en terre ferme et qui fit périr presque tous les habitants (...) Dans le même temps on sentit aussi quelques légers tremblements dans la grande ville d’Alexandrie assise sur le bord du Nil (...) Dans le même temps l’île de Cos fut agitée de semblables mouvements et en ressentit d’horribles effets. Il n’y en eut qu’une petite partie préservée de ruine, tout le reste ayant été abimé. La mer enflée extraordinairement, inonda les maisons les plus proches du rivage et les entraîna avec les meubles et les hommes ».

 Procope de Césarée ensuite : « Il y eut, dans le même temps, un tremblement de terre, qui ébranla si furieusement la Béotie, l’Achaïe, et les bords du golfe Crisée, que huit villes, et plusieurs villages périrent. Les villes de Chéronée, de Coronée, de Patra, et de Naupacte, furent de ce nombre. Une infinité d’hommes en moururent. En quelques endroits, la terre s’entrouvrit, puis, en se rejoignant, elle reprit sa première face. En d’autres endroits, les ouvertures sont demeurées, qui ont rompu les chemins, et qui obligent de prendre de grands détours. Dans la retraite que la mer fait, entre la Thessalie, et la Béotie, elle se déborda tout d’un coup proche des villes d’Echinée, et de Scarsia, et renversa tous les bâtiments. Elle inonda si longtemps la campagne, et changea si fort des places, que l’on pouvait aller à pied en certaines petites îles, au lieu qu’on ne pouvait approcher des montagnes ».

 De quelle force pouvait être ce séisme sur l’échelle de Richter pour provoquer une telle catastrophe ? Et de quelle ampleur étaient ces raz-de-marée ? De nos jours, nous savons qu’il faut au moins un tremblement de Terre de force 8 pour provoquer de tels dégâts... En outre, cet événement est simultané à tout le bassin méditerranéen. Et à Rome, c’est le pape Grégoire le Grand qui témoigne de la grande détresse de la ville : « Des ruines sur des ruines... Où est le sénat ? Où est le peuple ? » Grégoire de Tours relate aussi la catastrophe : « Le fleuve du Tibre avait couvert la ville de Rome d’une telle inondation que les édifices antiques en avaient été renversés ».

 Ce cataclysme ne s’est pas arrêté à provoquer des tremblements de terre et des raz-de-marée sur toute la surface de la Terre, il a aussi obscurci le ciel pendant une longue période ! Plusieurs personnes ont témoigné de ce phénomène. Tout d’abord le préfet Aurélius Cassiodorus : « Nous observons tous, pour ainsi dire, un soleil de couleur bleue ; nous nous émerveillons des corps qui ne projettent pas d’ombre à midi... Nous avons donc un hiver sans tempête, un printemps sans douceur, un été sans chaleur ». Procope de Césarée encore : « Le soleil donnait sa lumière sans éclat, comme la lune, durant toute l’année... » Enfin Jean d’Ephèse : « Le soleil était sombre et son obscurité dura 18 mois ; chaque jour, il brillait environ 4 heures, et cette lumière n’était qu’une ombre faible ».

 Les conséquences sur le climat ont été radicales : la température en Europe a baissé en moyenne de 2 à 3°, la pluie qui tombait était rouge, et il tombait aussi de la poussière jaune comme de la neige. Alors que le bassin méditerranéen était plongé dans un brouillard sec, il neige tous les mois de l’année en Europe du nord. Les récoltes auraient été mauvaises pendant sept ans. Les cernes des arbres montrent une croissance ralentie pendant 15 ans !

 

La Peste de Justinien

 Sur le plan humain, le bilan est effroyable. Les mauvaises récoltes provoquent la famine, et les épidémies se multiplient sur des organismes déjà très affaiblis. Procope de Césarée témoigne de cette « peste » qui frappa l’Empire : « Il y eut en ces temps-là une maladie contagieuse, qui enleva une grande partie du genre humain. (...) Elle commença par les Egyptiens de Péluse. De là elle se partagea, et alla, d’un coté vers Alexandrie, et de l’autre dans la Palestine. Ensuite avançant toujours, et avec une démarche réglée, elle courut toute la terre. Elle semblait garder une mesure égale, de s’arrêter un certain temps en chaque pays. Elle s’étendit jusqu’aux nations les plus éloignées, et il n’y eut point de coin, pour reculé qu’il pût être, où elle ne portât sa corruption. Elle n’en exempta ni île, ni montagne, ni caverne. (...) Elle commençait toujours par les contrées maritimes, d’où elle se répandait sur celles qui étaient loin de la mer (...) C’était ou en s’éveillant, ou en se promenant, ou en quelque autre occupation, qu’ils s’apercevaient d’avoir là fièvre. Ils ne changeaient point de couleur. Ils ne sentaient point d’inflammation, et l’accès semblait si léger, que les médecins avaient peine à le reconnaitre en tâtant le pouls, et qu’ils n’y voyaient aucune apparence de danger. Cependant sur le soir, ou le lendemain, il paraissait un charbon à la cuisse, ou à la hanche, et quelquefois sous l’aisselle, ou à l’oreille. Voilà ce qui arrivait presqu’à tous ceux qui étaient surpris de ce mal (...) Quelques-uns mouraient le jour-même qu’ils étaient frappés, et les autres les jours suivants. Il y en avait à qui il s’élevait par tout le corps des pustules noires, de la grosseur d’un pois ; et ceux-là ne passaient jamais le jour, et quelquefois ils expiraient à l’heure-même (...) Cette maladie dura quatre mois à Constantinople ; mais elle n’y fut, bien violente que pendant trois mois seulement. Elle enlevait d’abord si peu de personnes, que le nombre des morts n’en paraissait pas plus grande que de coutume. Dans la suite il en mourrait cinq mille chaque jour, et sur la fin dix mille, et plus ». Près de la moitié de la population de l’Empire Romain serait morte au cours de cette période. Sans doute ce chiffre est-il plus élevé encore... La « Peste de Justinien », comme elle a été appelée, s’étala de 541 à environ 767 dans tout le bassin méditerranéen, avec un pic en 592. Des villes sont désertées, des villages abandonnés, et, à la suite de cette catastrophe, l’Europe plongea dans le Moyen Âge pour une période d’environ 1 000 ans, selon notre chronologie officielle...

 

La Peste Noire du Moyen-âge

 800 ans plus tard, la même épidémie de peste revient. En effet, de nouvelles recherches en paléobiochimie moléculaire ont permis de confirmer la présence du bacille Yersinia pestis pour la Peste Noire et la Peste de Justinien. La Peste Noire frappa toute l’Europe occidentale de 1347 à 1351. Quant à son origine, l’épidémie aurait débuté en Mongolie et se serait dispersée dans le bassin méditerranéen à cause des marins génois. Comme pour la peste de Justinien, l’épidémie apparait en premier dans les ports. Messine, Gènes et Marseille sont touchés en 1347. Comme pour la peste de Justinien, l’épidémie n’épargne aucun lieu, et se propage jusqu’en Scandinavie et en Russie. Et comme pour la Peste de Justinien, le taux de mortalité est effrayant. Il serait de 30 à 50 %, et à près de 80 % dans certaines villes. En cinq ans, la Peste Noire aurait fait au minimum 25 millions de victimes parmi la population européenne.

 

Des épidémies copier/coller

 Effectivement, la Peste Noire semble une copie conforme de la Peste de Justinien, comme si l’on avait superposé les deux épidémies ! D’ailleurs, est-il possible de les superposer chronologiquement ? Voyons voir... Le pic de l’épidémie de Peste de Justinien a lieu en 592, celui de la Peste Noire en 1348. Faisons une simple soustraction : 1348 - 592 = 756 ans. Curieuse coïncidence, ces 756 ans se rapprochent dangereusement des 753 ans séparant le calendrier romain du calendrier chrétien... Serait-il donc possible que le calendrier chrétien se soit en fait superposé au calendrier romain ??? Une enquête s’impose...

 

La datation médiévale

 Notre premier réflexe est de chercher à savoir comment, concrètement, faisait-on la différence au Moyen Âge entre une date romaine et une date chrétienne. Pour avoir la réponse à cette question, nous consultons un ouvrage de spécialistes, tel Construire le temps, normes et usages chronologiques du Moyen-âge a l’époque contemporaine, à l’intérieur duquel nous trouvons un article de Robert Favreau intitulé « La datation dans les inscriptions médiévales françaises ». Familiarisons-nous donc avec le système de datation médiévale !

 Nous apprenons tout d’abord que « du IVème au VIIème siècle, les inscriptions chrétiennes de la Gaule emploient la datation à partir des consuls romains ». Ce système se maintient jusqu’au début du VIIème siècle, soit 15 à 20 ans après le cataclysme dit de « l’Age des ténèbres ». Ensuite : « Le point de départ ordinaire de la chronologie dans les inscriptions médiévales est sans conteste l’an de l’Incarnation. On sait que ce mode de calcul fut mis au point par un moine de la première moitié du VIème siècle, Denis Le Petit. Dans une chrétienté qui s’affirmait, ce calcul avait l’intérêt de donner comme point de départ de l’année la référence à l’événement qui fondait une ère nouvelle, l’Incarnation du fils de Dieu. Il ne connut d’abord qu’une propagation restreinte ; en Gaule, il apparaît pour la première fois dans des capitulaires de 742 et de 744, mais la chancellerie ne l’utilisera qu’au cours du règne du roi Eudes, à la fin du IXème siècle, puis de façon continue à compter de 967, à une époque qui est aussi le point de départ de son usage à la chancellerie pontificale comme dans les inscriptions romaines ( première occurrence pour un acte en 957, pour une inscription en 963 ) ». Concrètement, les inscriptions et les manuscrits donnent la date de la façon suivante : anno Incarnationis Domini, soit « an de l’Incarnation de notre Seigneur », suivi des années exprimées en chiffres romains. Certaines inscriptions mentionnent une datation en anno gratie, utilisée principalement au XIIIème siècle. « Mais la façon la plus courante de formuler la référence à l’ère chrétienne est de recourir à l’expression « anno Domini » ». On trouve cette datation dès le VIIIème siècle et elle se généralise à partir du XIIIème siècle.

 

Un décalage de 200 ans

 Une première surprise dans le système de datation médiévale : il existe un décalage de 200 ans environ entre l’invention de l’ère chrétienne par le moine Denis le Petit et son application dans l’Occident médiéval. En effet, Denis le Petit invente l’ère chrétienne en 525 en rédigeant son livre, le Liber de Paschate, mais l’expression ab incarnationis domini ou anno domini, n’apparaît au plus tôt qu’à partir de 730... Comme nous pouvons lire sur le site http://www.archaeometry.org, « la première utilisation supposée du mode de datation basée sur l’anno domini est tardive. Elle pourrait dater au plus tôt de 731 ». Comment cela peut-il s’expliquer ?

 

Le Liber de Paschate ou l’invention de l’ère chrétienne

 En 525, à Rome, le moine Dyonisius Exiguus est chargé par le chancelier papal Bonifacius de concevoir une méthode pour prévoir la date de Pâques selon la règle Alexandrine. En effet, Denis le Petit a en sa possession des tables alexandrines en anno diocletiani, partant de la première année du règne de l’empereur Dioclétien, en 285, et qui s’arrêtaient 247 plus tard ( soit 285 + 247 = 532 ). Denys ajouta donc un cycle de 95 ans à ces tables, et il décida de modifier l’année du début du calendrier pour ne plus se référer au calendrier de Dioclétien, empereur qui avait sévèrement persécuté les chrétiens. Il déclara donc que l’année où il réalisait ce complément aux tables d’Alexandrie était l’année 525 après l’Incarnation du Christ qui devenait l’année de départ du nouveau calendrier. Il publia ses recherches dans un livre, le Liber de Paschate ( consultable sur internet à la page suivante : http://www.henk-reints.nl/cal/audette/denys.html ), en 525. Le pape Jean II approuva son calendrier en 533. La naissance de Jésus fut donc reportée au 25 décembre 753 AUC. Et l’an I de l’Anno Domini équivaut désormais à l’année julienne 754 ab urbe condita, soit à l’an 754 depuis la fondation de Rome.

 

Quand Bède le Vénérable cite Denis le Petit

 Nous voyons donc que le pape Jean II approuva officiellement le nouveau calendrier chrétien en 533. Mais il n’est pas appliqué immédiatement à toute la chrétienté. Certes, le cataclysme de 535, le pillage de Rome par les Ostrogoths en 537, et les épidémies de peste à répétition dans tout l’Empire font que la diffusion de l’ère chrétienne sera très, très longue à s’imposer...

 Curieusement, c’est en Grande-Bretagne que le Liber de Paschate ressurgit au bout de 200 ans, dans le monastère de Jarrow. Le moine Bède, dit le Vénérable, reprend les calculs de Denis le Petit pour fixer les nouvelles dates de Pâques. Les calculs de Bède le Vénérable vont ensuite servir de référence à tout l’Occident médiéval. Mais Bède est surtout connu pour son livre Historia ecclesiastica gentis anglorum, Histoire ecclésiastique du peuple anglais, qui est le premier à reprendre et à citer l’ère dionysienne, et publié vers 726. Curieusement, le moine Bède le Vénérable, qui n’a quasiment jamais quitté son monastère, serait devenu très populaire et ses livres se seraient diffusés rapidement dans tout l’Occident, au point que ce serait sous son impulsion, et non pas sous celle des papes, que l’ère chrétienne se serait très, très rapidement imposée...

 

Lire la suite

http://cerbi.ldi5.com/article.php3?id_article=184

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chrystaline 24/06/2011 08:36



une ville des croisés émerge sous un vieux port israelien....


http://decouvertes-archeologiques.blogspot.com/2011/06/une-ville-des-croises-emerge-sous-un.htmlet


voilà encore une construction sous terre... beaucoup de civilisations se sont planquées à des pèriodes cruciales de l'humanité...


ton histoire de grotte m'a inspiré dans des recherches archéologiques...il est facile de faire le lien avec les évènements climatiques et astronomiques. là, je nous ai trouvé une
ville!....



Ferlin 24/06/2011 12:08



Interessant...


http://decouvertes-archeologiques.blogspot.com/2011/06/une-ville-des-croises-emerge-sous-un.html


Il fonctionne mieux ainsi...



ad 23/06/2011 04:18



C'est moi qui fume du pneu, je voulais bien sûr parler de noxmail et non nexus...



Ferlin 23/06/2011 12:04



Je comprends mieux...



nath 22/06/2011 17:18



Merci pour cette article fort interressant.


Comme quoi, le  temps c'est très illusoire !!



Ferlin 22/06/2011 17:28



Oui, c'est certain, et l'Histoire l'est encore plus... D'ailleurs, je le remarque tous les jours en écoutant les "nouvelles"...



ad 22/06/2011 17:01



Ahah, s'ils fumaient un peu moins de pneu chez Nexus, ils seraient peut être à même de reprendre des articles pertinents ;)



Ferlin 22/06/2011 17:11



Bahhhhh, comme tu y vas... Sont très sérieux chez Nexus. Et ils ne touchent pas aux pneus... Les pneus, c'est comme la naine brune, ça gonfle...



ad 22/06/2011 03:55



Très intéressant. Il faudrait soumettre cet article à la presse écrite !



Ferlin 22/06/2011 04:10



Nos amis de Nexus sont sûrement sur l'affaire.... Pour dans d'autres domaines, j'en serais étonné...Les dogmes ne sont
pas qu'en religion, bien au contraire...